J'ai mal. Au coeur. Au corps. A l'âme. Un mal refoulé, qui me ronge de l'interieur. Chaque jour, il m'entame un peu plus loin, plus profondemment. Désirante, amochée, blessée, naïve et coupable. J'avance, oui. Mais à reculons. Je n'apprend pas de mes erreurs et j'ai cette facheuse tendance à les reproduire. A quoi bon, puisqu'il n'adviendra que tristesse à le désirer de la sorte. J'aimerais avoir ses pertes de mémoires, son sourire à elle, sa répartie à lui, leur beauté à tous. Mais non. Je broute, ne laissant pas le ciel devenir bleu, ne serait-ce qu'un instant. Je suis dépassée par le monde, les gens et leur connerie. En même temps, je ne fais rien pour reprendre la bonne route. J'attend juste sur le côté, j'attend. C'est si facile d'être ignorant. Je veux, j'aimerais. Sans retenue, pleurer. La pudeur ni fait rien. Je n'ai ni la force, ni l'envie. C'est épuisant, de se sentir mal, lasse, blasée, amoureuse. Usant et révoltant. Allant même jusqu'à être maladroit et inapproprié. L'inaccessibilité est attirante. J'écoute et j'observe, comme avant, comme toujours. Evidemment, toujours le même constat. Un corps en léthargie, avide, amorphe, stoïque. J'accepte, mal mais j'accepte tout de même. Un travail sur soi, et une psychologie sur les autres, la belle vie pour les fous. Ca tombe bien, je suis cinglée, vile, garce et fourbe.
Il a Free, il a tout compris. <3